31 juillet 2006
Le sel de la vie
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Libellés : Eros-Philia-Agapè
Jésuitement vôtre
Je souhaite à tous, amis et détracteurs, une excellente fête de St Ignace de Loyola!
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Libellés : Hagiographie, Liturgie
Le sens du réel et le sens du possible
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Libellés : Philosophie
29 juillet 2006
Plaisir et bonheur, amour et affection ou; de l'intérêt de philosopher
Distinguons bien les mots. Coupons les cheveux en quatre. Si le Christ nous invite à aimer notre prochain, ce n'est certes pas sur le mode affectif, mais sur le mode de la charité. Cette charité qui se vit, selon la belle pensée de S. Weil, sur le mode impersonnel de la miséricorde de Dieu qui fait tomber la pluie et briller le soleil sur les bons et les mauvais, les justes et les injustes. D'où, différents degrés de "prochains": celui qui est proche affectivement de moi, celui qui ne l'est pas... D'où également une transfiguration de la dimension corporelle de l'amour, comme le faisait justement remarquer Jean-Sébastien. On ne renonce pas à un plaisir lorsque l'on choisit d'ordonner sa sexualité selon une règle de chasteté: au contraire, on donne au plaisir sa vraie dimension, celle d'une communion exclusive entre deux êtres donnés l'un à l'autre.
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Libellés : Eros-Philia-Agapè, Simone Weil
26 juillet 2006
De saints époux
Cette occasion se prête à quelques conjonctures sur la sainteté des époux. Singulière question à cette saison, qui voit se succéder dans les églises les mariages, plus ou moins spirituels et plus ou moins folkloriques... Pourquoi ne parle-t-on que très peu aux gens peu informés de notre foi, de la sainteté du mariage?

Les problèmes et les joies du couple, voila pourtant un sujet qui concerne tout le monde, sans doute plus que l'évangélisation des terres lointaines, la rédaction de sommes théologiques, la prière quotidienne ou la réforme du Carmel... Alors, pourquoi ne pas toucher les gens à partir de ce qu'ils vivent? Notre cher Saint Père a su montrer, dans cette fameuse encyclique sur laquelle je ne peux m'empêcher de revenir, combien l'union sacramentelle des époux était icône de l'amour du Christ. Il reste peut-être à manifester aux yeux de nos contemporains, par la béatification et la canonisation de saints époux, que l'Eglise n'est pas une secte de frustrés composée principalement de vieilles filles, de célibataires endurcis ou d'homosexuels contrariés (je suis violente, mais ça peut s'entendre!).
Ill. Le baiser d'Anne et Joachim à la porte dorée, Giotto
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Libellés : Eros-Philia-Agapè, Hagiographie, Liturgie
18 juillet 2006
La passion du Vivant
D'aussi loin que je me souvienne, mon papa a été pour moi l'image de l'amour du vivant. Il nous mimait, avec son pouce sous la mousse du bain, le petit germe de blé qui sort de terre, parlant de cette vie d'un ton juste. Nous emmenait dans les champs et nous montrait comment marcher entre les rangs de blé pour ne pas écraser les pieds.
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16 juillet 2006
Mythologies estivales
2) Le bal des pompiers : la fête populaire par excellence, ajoutez à celà la mythologie du soldat du feu arrosée d'un peu de bière et la soirée s'annonce plutôt bien. Alors, en plus, quand les pompiers en question nous font un incroyable numéro de chippendales depuis le toit de leur caserne, on reste coite. Mais pourquoi, nous demande un jeune homme assez décalé, les bals des pompiers sont ils si populaires? Eh eh eh, quelle question. Enfin, il ne faut pas tenter une conversation de plus de deux minutes; pas grave, en fait, on n'était pas vraiment là pour débattre sur la conjoncture actuelle!
C'est l'été, et la vie est si belle quand on a vingt ans que ce serait péché de ne pas en profiter. Pique niquant avec l'ami tarte, devant nos amis wallabies, par ce temps magnifique, nous avons appliqué cette devise, avec la joie d'être amis dans le Seigneur.
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Libellés : Décadence
24 juin 2006
Un moment d'action de grâce
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Libellés : My life
19 juin 2006
Du docétisme en matière de mariologie

Mais alors, que vient faire la Vierge Marie dans tout cela ? Et d’abord, pourquoi toujours tout ramener à la Vierge Marie ? Encore ces manies des catholiques qui mettent la Vierge à toutes les sauces, et qui en font une personne plus importante encore que Jésus… Je pense au contraire, que Marie nous aide à comprendre intimement le mystère de l’incarnation, et par là, le mystère eucharistique. N’oublions pas que Marie a vécu la première la communion eucharistique en recevant dans sa chair même le corps du Rédempteur. A partir du moment où elle lui donna la vie, la Mère de Jésus lui fut unie intimement, en communion à chaque instant : en témoigne la Passion, et son Assomption glorieuse. Ainsi, lorsque nous oublions la corporéité et l’humanité de Jésus – que nous en faisons un fantôme, à l’instar de l’hérésie docète – nous faisons également de Marie une « Dame Blanche », une déesse aux pouvoirs merveilleux.
Attention ! Marie est avant tout l’eucharistie nécessaire à la naissance de Dieu au cœur de l’humanité : en effet, elle donne son corps et son sang à Dieu lorsqu’elle accepte d’être fécondée par l’Esprit Saint : elle achève par son obéissance le cycle des offrandes et des sacrifices de l’ancienne alliance, en se donnant corps et âme à son Dieu, permettant ainsi l’ultime sacrifice du Fils. Marie nous montre la réalisation de la vocation eucharistique de la personne humaine, dans son union corporelle à Jésus : elle est la fille d’Israël qui a fait du Seigneur sa maison, et qui devient la maison de Dieu ; en ce sens, elle est la Mère de l’Eglise, le lieu du culte de louange à Dieu. Comme celui de Marie, notre corps est apellé à devenir lieu du culte divin...
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Libellés : Anthropologie, Liturgie, Théologie du corps, Théologie mariale
16 juin 2006
Aller plus haut, aller plus hau-aut…
Ceux qui me sont les plus proches ne sont pas sans savoir que ma vie a pris un nouveau sens depuis mercredi. Effectivement, enfin, je vais pouvoir aller plus haut ! J’ai rencontré celui qui donne à mes journées une nouvelle direction, qui me fait faire des projets fous, qui m’occupe constamment. Il est grand, beau, et sent bon les euros : il s’appelle Centre Loire, et j’ai décidé qu’il était un homme, car, décidément, je crois qu’il m’est impossible de concevoir pour moi une vie qui ne serait pas polluée par un de ces sinistres spécimen. Je vous explique. Rien de tel, après s’être pris un bon gadin amoureux, qu’un plan ORSEC estime de soi-pouvoir de séduction-confiance en l’avenir etc. Or, après mes déboires, en plein désespoir, qui se présente à moi ? Centre Loire. Ni une ni deux, je l’accroche, je le drague, je l’embobine, et hop, c’est plié : on va très bien se comprendre, lui et moi. Vous vous inquiétez peut-être, vous me croyez abusée par un bellâtre qui me décevra… Ah ah, mais nous avons déjà signé un papier tous les deux ! Un joli papier avec écrit: si tu veux, c'est pour la vie... Les évènements sont rapides certes, en tout cas, il tient déjà à moi (lui, au moins, ndla…). Et puis, je suis toujours libre... et surtout, toujours moi-même.
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04 juin 2006
D'inquiétantes perspectives
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Libellés : Rural, Travail, Ulrich:sa vie et son oeuvre
03 juin 2006
Bonne fête de la Pentecôte!
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Libellés : Esthétismes, Liturgie
31 mai 2006
Jean Genet à Tours

Il y a quatre ans environ, j'étais dans le train. En face de moi, dans le compartiment un épouvantable petit vieux était assis. Sale, et, manifestement, méchant, certaines de ses réflexions me le prouvèrent. Refusant de poursuivre avec lui une conversation sans bonheur, je voulus lire, mais, malgré moi je regardais ce petit vieux: il était très laid. Son regard croisa, comme on dit, le mien, et, ce fut bref ou appuyé, je ne sais plus, mais je connus soudain le douloureux - oui, douloureux sentiment que n'importe quel homme en "valait" exactement - qu'on m'excuse, mais c'est sur "exactement" que je veux mettre l'accent - n'importe quel autre. "N'importe qui, me dis-je, peut-être aimé par-delà sa laideur, sa sottise, sa méchanceté".C'est un regard, appuyé ou rapide, qui s'était pris dans le mien et qui m'en rendait compte. Et ce qui fait qu'un homme pouvait être aimé par-delà sa laideur ou sa méchanceté permettait précisément d'aimer celles-ci. Ne nous méprenons pas: il ne s'agissait pas d'une bonté venant de moi, mais d'une reconnaissance. Le regard de Giacometti a vu cela depuis longtemps, et il nous le restitue. Je dis ce que j'éprouve: cette parenté manifestée par ses figures me semble être ce point précieux où l'être humain serait ramené à ce qu'il a de plus irréductible: sa solitude d'être exactement équivalent à tout autre.
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Libellés : Esthétismes, Littérature
30 mai 2006
O Jeanne, priez pour la France!
Ce qui me rappelle un refrain bien connu des tourangeaux...
Bonne journée!
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Libellés : Hagiographie, Liturgie, Politique
29 mai 2006
Les wallabies ont-ils une âme?
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Libellés : Philosophie, Théologie du corps
27 mai 2006
Attache moi! Chroniques de mes lectures
Après cette cynique et grinçante lecture, ne sachant plus à quel saint me vouer, j’ai avisé un Camus qui traînait depuis cinq ans sur ma bibliothèque. Je dis « sur » parce qu’il n’est pas « dans » : il n’y a pas encore de place. J’hésite fort à en trouver une à un livre avant de l’avoir lu, et mon expérience de lecture de l’étranger ne me laissait pas augurer mieux de celui ci (lu en 40 tristes minutes dans le train, m’a laissée complètement désabusée).
Effectivement, devant mon manque d’enthousiasme après l’ingurgitation des 80 premières pages de la Peste (il y en a quelque chose comme 230, quand même), mon frère Ulrich, connaissant l’influence de la littérature sur mon état général, et l’influence de mon état général sur l’ambiance locale, me tendit avec un air engageant un petit volume au titre malicieux.
« Je fus tiré de mon bain par un coup de téléphone, c’était naturellement une erreur, et à force de répondre toujours « c’est une erreur », je commence souvent à me sentir comme ça, je veux dire, comme une erreur. Je reçois un nombre incroyable d’appels téléphoniques de gens qui ne me connaissent pas et ne me demandent pas, je trouve ces tâtonnements à la recherche de quelqu’un très émouvants, il y a peut-être un subconscient téléphonique où s’élabore quelque chose de tout autre » (p. 161, édition Folio).
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Libellés : Eros-Philia-Agapè, Littérature
26 mai 2006
Ceci n'est pas une plaisanterie
une bonne fête de Philippe Néri!les joyeux drilles,
les blagueurs et les plaisantins,
les taquins et les facétieux;
mais aussi à tous les mornes et tristounets,
Bon week-end.
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Libellés : Hagiographie, Liturgie
25 mai 2006
Prenons de la hauteur!
Ce matin, le père Rimbault nous invitait à "prendre de la hauteur avec le Christ", lui qui emporte les angoisses et les souffrances de notre humanité vers le Père dans son ascension vers le ciel. Et de nous rappeller la nécessaire horizontalité du "lien de la paix" qui unit les hommes: au moment de la verticalité de cette ascension, le Christ bénit ses amis, soulignant cette dimension "horizontale" de l'amour qui encore une fois, n'a pas d'autre source que Lui.
"Ayez beaucoup d'humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez à coeur de garder l'unité dans l'Esprit par le lien de la paix" Eph. 4.
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Libellés : Esthétismes, Liturgie
24 mai 2006
La passion de la prédication
L'ordre des prêcheurs célébrait, en ce 24 mai, la fête de son père Dominique. L'occasion de revenir sur le travail de la prédication qui est le charisme de l'ordre, grâce à une très belle homélie, offerte par un frère âgé, le frère Dominique. La vocation particulière du jeune st Dominique a pris naissance lors de la fameuse rencontre avec l'aubergiste hérétique cathare, à Toulouse. Dominique, jusqu'alors, avait étudié la Parole et la théologie. Ce jour de la rencontre avec l'autre est celui de l'accomplissement de cette étude dans ce qui constitue sa seule fin: la prédication en vue de la conversion.
In pace Christi, good night...
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Libellés : Hagiographie, Liturgie, My life, Ordre des Prêcheurs
21 mai 2006
Des bricks à la sauce caillou
uille pour former un triangle que vous fermerez en glissant l'extrémité de la feuille sous un pli. Très simple, je vous jure!
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Libellés : My life


