Pour légitimer cette promotion, je fais quelques essai de prosélytisme réactionnaire: allez, je me lance.
Sous les pavés, les pages
Sois jeune et tais-toi (au premier degré)
Il est interdit de s'abrutir
Ne prenez plus l'ascenseur (il est en panne)
Sur la corde raide de l'existence, jouer les funambules entre réel et possible, neurasthénie et sommeil de Dieu
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Libellés : Décadence


ou encore les pages d'Ezechiel déjà citées sur ce site:« Mes chairs se sont consumées, ma peau s’est collée sur mes os… mais je crois que mon Rédempteur est vivant et qu’au dernier jour je ressusciterai de la terre »Job 19, 25 et sq.
"La main du Seigneur se posa sur moi, son esprit m'emporta, et je me trouvai au milieu d'une vallée qui était pleine d'ossements. Il m'en fit faire le tour ; le sol de la vallée en était couvert, et ils étaient tout à fait desséchés. Alors le Seigneur me dit : « Fils d'homme, ces ossements peuvent-ils revivre ? » Je lui répondis : « Seigneur Dieu, c'est toi qui le sais ! »Il me dit alors : « Prononce un oracle sur ces ossements. Tu vas leur dire : Ossements desséchés, écoutez la parole du Seigneur :Je vais faire entrer en vous l'esprit, et vous vivrez. Je vais mettre sur vous des nerfs, vous couvrir de chair, et vous revêtir de peau ; je vous donnerai l'esprit, et vous vivrez. Alors vous saurez que je suis le Seigneur. »"Ezéchiel, 37 1 et sq.
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Libellés : Ancien Testament, Douce France, Musées

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Libellés : Ecclésiologie, Littérature

"Aussitôt celui qui avait reçu les cinq talents alla les faire produire et en gagna cinq autres. De même celui qui en avait reçu deux en gagna deux autres".
"Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança et présenta cinq autres talents: Seigneur, dit-il, tu m'as remis cinq talents: voici cinq autres talents que j'ai gagnés. - C'est bien, serviteur bon et fidèle, lui dit son maître, en peu de choses tu as été fidèle, sur beaucoup je t'établirai; entre dans la joie de ton seigneur. Vint ensuite celui qui avait reçu deux talents: Seigneur, dit-il, tu m'as remis deux talents: voici deux autres talents que j'ai gagnés. - C'est bien, serviteur bon et fidèle, lui dit son maître, en peu de choses tu as été fidèle, sur beaucoup je t'établirai; entre dans la joie de ton seigneur"Spontanément, on se dit que le maître exagère. Quand même, le retour sur son placement n'est pas si mauvais; pourquoi "en peu de chose"? Probablement parce que la confiance placée par le maître dans ses serviteurs était à la mesure de ce qu'ils ont réalisés. Il n'en attendait pas moins d'eux - peut-être sait-il aussi qu'ils ne pouvaient pas en faire plus, car le plus, c'est lui qui le donne: "sur beaucoup je t'établirai". Peu importe, les deux serviteurs ont contribué à la fortune du maître - ils ont fait la leur puisque "la joie" leur est promise. Et cette joie ne se monnaye plus en journées de travail, elle dépasse toute mesure... Notons d'ailleurs que, si la répartition des talents n'était pas équitable, la joie promise - totale - est la même pour tous les deux.
"Vint enfin celui qui détenait un seul talent: Seigneur, dit-il, j'ai appris à te connaître pour un homme âpre au gain: tu moissonnes où tu n'as point semé, et tu ramasses où tu n'as rien répandu. Aussi, pris de peur, je suis allé enfouir ton talent dans la terre: le voici, tu as ton bien"N'ayant pas fait fructifier le bien du maître, le serviteur cherche à se justifier - il essaie en fait d'inverser le processus et de lui-même régler ses comptes avec son maître. Il lui reproche son âpreté au gain et se réfugie derrière l'excuse de la peur, tout en se pensant quitte, puisqu'il restitue au maître son talent intact. Sous-entendu: après tout, j'aurais pu aller le jouer au PMU - et surtout, ce n'était pas vraiment mes affaires, mais les tiennes; j'en suis maintenant débarassé. Evidemment, ce déni de responsabilité n'est au goût du maître.
"Mais son maître lui répondit: Serviteur mauvais et paresseux! tu savais que je moissonne où je n'ai pas semé, et que je ramasse où je n'ai rien répandu? Eh bien! tu aurais dû placer mon argent chez les banquiers, et à mon retour j'aurais recouvré mon bien avec un intérêt"
"Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui a les dix talents. Car à tout homme qui a, l'on donnera et il aura du surplus; mais à celui qui n'a pas, on enlèvera ce qu'il a"
On se croit alors au sommet de l'injustice. Soit un Dieu censé être bon, juste et aimer tout le monde autant et beaucoup, qui se fâche tout rouge et retire à celui auquel il a le moins donné le peu qu'il lui a octroyé, pour en nantir le mieux loti - et de promettre solennellement la richesse aux riches et la pauvreté aux pauvres! On marche sur la tête. En réalité, la punition du serviteur lui vient moins du courroux du maître que de son propre refus de servir, d'accroître la fortune - et de faire ce qu'il avait à faire. Enfouissant en terre le talent, il a considéré qu'il n'avait pas de part à cette fortune, à laquelle le maître voulait pourtant, finalement, le faire participer.
"Et ce propre-à-rien de serviteur, jetez-le dehors, dans les ténèbres: là seront les pleurs et les grincements de dents"
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Chagall à Nice, et le final de Mrs Dalloway, Virginia Woolf.
"J'arrive" dit Peter, mais il ne se leva pas tout de suite. Qu'est-ce que c'est que cette terreur? Qu'est-ce que c'est que cette extase? se demanda-t-il. Qu'est-ce qui peut bien me remplir de ce sentiment d'exaltation?
C'est Clarissa, dit-il.
Et justement, elle était là.
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" L'expérience finalement, c'est vous, le visiteur, et pas la sculpture. L'interaction qu'elle opère avec votre perception."
"Je n'aime pas dans la sculpture l'idée de narration. Représenter un cheval en bronze et dire que c'est la réalité n'est-ce pas absurde ? En venant ici, au Grand Palais, il n'est pas nécessaire de connaître quoi que ce soit. La pièce ne fait pas référence à quelque chose qu'on connaîtrait déjà. Il suffit de marcher. Et de faire l'expérience. Pas de signification : le sens de l'oeuvre, c'est son effet sur vous. "Curieuse expérience que celle d'une oeuvre dont il est évident d'emblée qu'elle est vide de tout sens, qu'elle appelle une expérience. Il me semble que l'art contemporain s'adresse de façon privilégiée à l'expérience, cherchant à frapper les sens et le corps du spectateur en dehors de toute démarche rationnellement conceptualisable, cherchant à susciter une sorte de vertige - peut-être métaphysique. Mais pour moi, le vertige n'était pas au rendez-vous au Grand Palais et mon intérêt curieux est resté poli sans enthousiasme.
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Il y a aussi les crooners de l'époque. "Femmes, je vous aime!"


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Libellés : Musées
Comme je suis une fille snob, apte et branchée, j'ai les derniers it avant tout le monde.


Opus 16
1 - Aux rochers de Naye
2 - Sur le chemin désert
3 - Silence troublé
[...]
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Libellés : Musique
Au musée de la Vie romantique, 16 rue Chaptal (IXème arrdt) - jusqu'au 15 juin
Wilhelm von Schadow (1788-1862)
Karl Friedrich Schinkel (1781-1841)
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Libellés : Hagiographie, Ste Rita et moi
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Libellés : Littérature

« De grâce, souvenez-vous » : c’est sur cette injonction que Brodeck, parvenu au terme du « rapport » que lui ont demandé de rédiger les hommes de son village - mais aussi arrivé à la fin d’un travail d’écriture voué à recueillir sa propre angoisse, achève le long récit du rapport de Brodeck. Ce texte à la première personne qui se déroule dans un obscur village rural dans la période tangente de l’après-guerre, est un roman délicat, où tout est dit à demi-mot. Nul n’y prononce jamais le mot « juif », encore moins « extermination » ; et depuis ce thème sous-jacent s’articule celui de la haine de l’autre. Non-dit élevé au statut de forme romanesque et relayé avec insistance par l’écriture – l’intrigue se noue autour de « l’Evénement », formulé en patois « Ereigniës » - procédé qui veut manifester la puissance morbide du silence, né de la peur, de l’ignorance et de la bêtise.
Il faut reconnaître à Philippe Claudel le talent de la sensibilité. Tout est à fleur de peau autour du héros qui ne l’est pas moins. Ambiances glauques, regards torves, silences lourds de sous entendus : l’écriture restitue un climat lourd de haine sous-jacente qui évoque certain Christ aux outrages flammand. Il y a quelque chose de l’innocent immolé sur l’autel de la furie collective en Brodeck, bouc émissaire voué au sacrifice revenu - par la seule folie de son innocence - sur le lieu de sa condamnation à l’abattoir. Le récit du roman se tisse autour de celui de l’épreuve, qui s’impose à cet innocent, de devoir justifier – contraint par la terreur exercée par ses voisins - la mise à mort d’un autre innocent, l’Anderer, l’Autre, l’étranger. Arrivé on ne sait pourquoi et on ne sait d’où au village, il se distingue par ses mœurs étranges, différentes de celles des gens d’ici, et par une curieuse faculté de faire ressurgir du placard des squelettes que l’on voudrait bien y laisser enfermer.
Brodeck scrutant les mécanismes implacables du mal et de son emprise sur l’homme, pris en communauté, ausculte son drame personnel, tâtonne. Quelles sont les limites de l’humanité ? Quelle est-elle, la ligne rouge, celle qui fait que d’un homme il ne reste rien, ce rien qui tient une place si marquante dans les dédicaces et l’incipit du roman ? Autant de flash-back, toujours à demi-mots, reconstituant son histoire, et progressivement la responsabilité de la communauté qui l’entoure et des lâches qui la composent dans l’anéantissement infligé à son être.
Oui, Brodeck peut dire « je n’y suis pour rien ». Il reste que l’extrême sensibilité du roman et ce système de non-dits le rendent d’une lecture pénible, lourdement pathétique – au sens propre du terme. Phlippe Claudel va un peu trop loin dans le pathos narratif et dans la caricature pour que son propos reste digeste. Peut-être à cause d’une volonté excessive de tirer de belles leçons humanistes de son récit? Brodeck pourrait le dire lui-même, l’enfer est pavé de bonnes intentions.
Paris, éd. Stock, 401 p., 21,50 €. Prix Goncourt des lycéens.
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Libellés : Littérature
Mais la même église Sainte Madeleine renferme une autre splendeur; une mise au tombeau polychrome de toute beauté, d'une délicatesse et d'une sensibilité exceptionnelles.
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