« L’homme se mange lui-même : il mange son travail. L’homme donne son sang, sa chair à l’homme sous forme de travail. L’homme se donne à l’homme en tant que travail » OC I 378-379
Labor et caritas…Bonne fête, demain, de st Joseph travailleur !
Sur la corde raide de l'existence, jouer les funambules entre réel et possible, neurasthénie et sommeil de Dieu
« L’homme se mange lui-même : il mange son travail. L’homme donne son sang, sa chair à l’homme sous forme de travail. L’homme se donne à l’homme en tant que travail » OC I 378-379
Labor et caritas…Bonne fête, demain, de st Joseph travailleur !
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Sémiramis
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Libellés : Simone Weil, Travail
Evidemment, vous connaissez la manie philosophique : toujours définir de quoi on parle, et de quoi parlons nous ? Eh, de la liberté, difficile problème, liberté d’expression dans le médias. Eh bien, dix jours d’exercice de mon ministère d’hôtesse de caisse auprès de ce que l’on a coutume d’appeler « la France d’en bas » ont suffit pour que mon esprit se révolte et pousse ce cri : halte à la liberté de la presse ! Rétablissons la censure ! Si on conçoit la liberté comme droit de parler de n’importe quoi n’importe comment, pas de problème, la liberté de la presse est respectée dans notre beau pays. Par contre, la personne humaine, elle, ne l’est pas, bafouée et profanée sans cesse par un discours d’une vulgarité et d’une violence sans mesure. Et je parle ici de la presse la plus achetée et la plus lue : celle que je passe toute la journée à ma caisse, Closer, People, Le Nouveau Détective, Voici etc.
Misère de l’homme sans Dieu…
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Libellés : Indignation
L’intérêt de ce petit ouvrage (120 pages) consiste en ce qu’il vient nous rappeler que « le christianisme, en sa réalité essentielle et originelle, apparaît comme l’une des religions qui ont le plus valorisé le corps » (Cf. p. 11-12). Si vous voulez entrer par une petite porte dans les grands questionnements de M. Falque, ou tout simplement si cette affirmation vous surprend et vous étonne, à plus forte raison si vous êtes chrétien – vous avez le devoir, je dis bien le DEVOIR, de vous former sur de telles questions - je vous recommande fortement la lecture de ces pages qui exposent la structure générale et les fondements de l’anthropologie chrétienne.
Ce discours est porté par une connaissance des Pères impressionnante par son érudition qui ne tourne jamais à la lourdeur, car il s’agit avant tout, non de vulgariser – en bonne disciple de Simone Weil, je n’aime pas ce terme – mais de donner une vision globale de ce que le christianisme, dans sa dynamique initiale, apportée par ceux que l’on désigne comme « les Pères », c’est-à-dire les penseurs des 7 premiers siècles, veut dire sur l’homme, sur sa réalité complexe, corporelle et spirituelle.
Quel sens donner au corps dans ce cadre ? Quel éclairage merveilleux peut nous apporter un tel travail, nous qui sommes plongés dans un monde où le corps est profané sans cesse par la pornographie et les violences de tous genres. Si la violence qui s’exerce sur le corps est une donnée je dirais « normale » de la vie terrestre, on peut légitimement interroger une civilisation où le sexe est pris comme référence normative, comme critère des comportements.
Pax vobiscum !
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Libellés : Anthropologie, Théologie du corps
En ces jours bénis où le Ressuscité habite parmi nous, nourrissons nous de ces paroles, et exultons sans cesse, afin de ne pas tomber sous le reproche nietzschéen de Zarathoustra: comment amener les autres à croire que Dieu nous sauve si nous n'avons pas l'air sauvés? Si Jésus est ressuscité, cette resurrection doit se manifester sur nos visages!
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De l'épître aux Romains
Frères, nous tous, qui avons été baptisés dans le Christ Jésus, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés. Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle. Car si c'est un même être avec le Christ que nous sommes devenus par une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable; comprenons-le, notre vieil homme a été crucifié avec lui, pour que fût réduit à l'impuissance ce corps de péché, afin que nous cessions d'être asservis au péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché. Mais si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivons aussi avec lui, sachant que le Christ une fois ressuscité des morts ne meurt plus, que la mort n'exerce plus de pouvoir sur lui. Sa mort fut une mort au péché, une fois pour toutes; mais sa vie est une vie à Dieu. Et vous de même, considérez que vous êtes morts au péché et vivants à Dieu dans le Christ Jésus.
Gloire et louange à Dieu notre Père miséricordieux, à son Fils Jésus Christ le Seigneur, à l'Esprit qui habite en nos coeurs, pour les siècles des siècles, Amen!
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Serviteur inutile, les yeux clos désormais,Le fils de l'homme a terminé son oeuvre.La lumière apparue rejoint l'invisible,La nuit s'étend sur le corps, Jésus meurt.
La réalité du salut, le mystère de l'amour de Dieu n'est plus manifesté dans notre monde de façon visible, de façon directe: il nous faut entrer dans l'ordre de la foi. C'est la foi qui rend les réalités invisbles concrètes à nos yeux, présentes à notre coeur, déterminantes pour la conduite de notre chair. La réalité de ce basculement, depuis l'ordre du réalisme de la manifestation de Dieu dans l'incarnation, jusuq'à l'ordre de la foi totale qui est celle de la croyance et de l'expérance en la résurrection, est soulignée par la liturgie. C'est Alexandre Guérin qui a attiré mon attention sur ce point, en nous rappellant combien le triduum pascal était le lieu de ce basculement, depuis le réalisme liturgique du lavement des pieds et de la passion jusqu'à l'entrée dans une liturgie marquée par la mystère et présupposant la foi. Le Christ nous a laissé, a laissé à l'Eglise les sacrements qui sont ce qu'ils disent, mais qui reposent sur la foi.
Toute notre vie liturgique s'appuie sur cette foi et ce mystère de la foi. Nourrissons-nous particulièrement en ces jours de la beauté de la liturgie, qui n'est autre que la manifestation terrestre, dans l'ordre de la foi, de la splendeur éternelle du Verbe, de la vraie lumière qui se manifeste à nous dans son corps, l'Eglise!
Dans l'attente de la vigile pascale et de la "Gaudium magna" de l'Alleluia, que la Vierge Sainte, fidèle aux pieds de la croix, vous garde par son intercession maternelle.
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Libellés : Liturgie
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Tout a commencé effectivement au moment stratégique du choix de la tenue de soirée. Au bout de moult hésitations, essayages en tous genres, recherche désespérée du vêtement adapté au pantalon etc etc, Christelle s'est rabattue sur l'option cache coeur noir... Option que j'ai suivie car d'un point de vue esthétique et pratique elle était résolument la meilleure. En plein mimétisme amical, nous avons pu voir et constater de façon plaisante que cette situation était normale, et n'avons pas cessé d'observer combien les gens qui sortent en boîte ensemble suivent un comportement mimétique! Et c'est très, très drôle. Quelques exemples:
- Quatre copines en jean avec top noir, dont deux ont exactement la même coupe de cheveux et la même décoloration blonde (et le même air très maquillé et pas très raffiné)
- Deux potes qui avaient dû se rencontrer dans une salle de muscu, exhibant avec le même air bêtement satisfait leurs pectoraux artificiels sous un tee-shirt plus que moulant
- Trois femmes de l'âge de nos mères dissimulant mal sous des top fashion une poitrine légèrement avachie (je suis charitable)
- Quatre grosses copines... etc, etc
D'ailleurs, vendredi, Chloé et moi avions mis toutes deux une robe noire en vue de sortir là encore. Encore un fait amusant. Apparement, qui se ressemble s'assemble, et qui s'assemble ne manque pas de se ressembler encore plus! Ce n'est peut-être pas une fatalité en matière d'amitié mais cela semble assez universel.
Je ne sais trop que tirer de ces considérations un peu inutiles peut-être, mais qui ne manquent pas de souligner combien nous sommes tous soumis à ce mimétisme qui semble constituer une règle de notre vie sociale. Cet état de fait n'est aucunement déplorable puisque nous sommes construits ainsi! Soyons pourtant vigilants quant à notre tendance mimétique, pourvu qu'elle ne verse pas dans le panurgisme...
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Libellés : My life
Aujourd'hui donc, pérégrinant aux alentours de la Cathédrale, je me heurte à un monceau de palmes abandonnées par un jardinier sans états d'âme dans une poubelle. Touchée par cette vision, en cette veille de la fête des Rameaux, je récupère quelques unes de ces palmes et reprends ma route vers mon foyer tout en méditant dévotement comme à mon habitude. Tenir ces palmes m'a projeté dans l'imagination de ce que pouvait être l'ambiance à Jérusalem le jour de l'entrée de Jésus sur son petit ânon.
Ce n'est qu'en arrivant à la place Jean-Jaurès, où j'ai pu rencontrer mes amis manifestants contre le blocage de l'université - et donc pour une juste cause - que l'analogie et même l'identité profonde entre les évènements actuels et ceux qui se déroulèrent à Jérusalem lors de la Passion de Jésus m'a subitement frappée. De là, une méditation sur le sens de la VOX populi : elle existe et doit exister sans doute. Néanmoins, Simone Weil fait valoir dans son analyse de la vie sociale - et je tiens aussi cette position - qu'il n'y a pas et qu'il ne peut pas y avoir de RATIO populi. La foule n'est pas rationnelle: la foule est le "gros animal" dont parle Platon dans la République. Je crois qu'il n'y a pas besoin de faire un dessin pour étayer cette idée - que tous ceux qui ont un jour manifesté avec candeur au nom d'une opinion mesurée se rappellent la honte d'avoir été associé à des slogans extrêmes et injurieux au nom du groupe, et des autres phénomènes collectifs qui n'ont rien de rationnel.
Il s'agit donc bien, dans cette "politique de la rue" qui se déploie sous nos yeux depuis plus d'un mois et qui veut s'imposer comme légitime, de l'expression d'une vox populi non fondée rationnellement qui se donne comme alternative au DISCOURS (logos) politique... J'espère que je fais bien valoir par ce petit jeu conceptuel que d'aucuns qualifieront de chinoiserie la perversité de cette situation qui joue sur l'idée de démocratie pour imposer la "vox" du peuple. N'empêche que je persiste et signe, ce travail de pensée doit être fait, et surtout en ce moment.
Travail de la pensée que je veux profondément lié et uni - en puissance - à la personne du Christ! De là, le rapport direct qui s'est imposé à mes yeux entre l'attitude de la foule lors de l'entrée de Jésus à Jérusalem, puis de sa Passion, et l'attitude de la foule manifestante et récriminante. La foule de Jérusalem, qui plébiscite un Messie guerrier, crucifie quelques heures plus tard le serviteur souffrant. La vox populi est bien changeante... Comment pourrait-on en faire une référence normative? Il serait peut-être intéressant d'aller plus avant dans cette réflexion en poursuivant avec Simone Weil, par l'analyse de l'idolâtrie à l'oeuvre dans le corps social... Je vais y réfléchir.
BONNE FÊTE DES RAMEAUX et bonne Semaine Sainte!
Gaudete!
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Sémiramis
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Libellés : Politique, Simone Weil
Je vous soumets cet extrait des Méditations sur l'obéissance et la liberté en tant que modeste contribution aux débats actuels sur le CPE et autres revendications sociales. Les manif' et blocages en tous genres ne se rapportent pas, il me semble, à un quelconque effort de pensée (!!), encore moins à un effort d'amour... Alors, la construction d'une échelle de valeurs supérieures qui permettrait d'évaluer la vie terrestre, elle est où? Bof, sûrement pas chez les anarchos. Peut-être dans l'Eglise après tout? Finalement, le Royaume de Dieu n'est-il pas lui même cette échelle normative pour les chrétiens?
Je vous soumets donc la question en me glissant dans le vocabulaire de notre ami Aristote: Je pense que le Royaume de Dieu est la cause formelle (c'est-à-dire l'essence qui tend à se réaliser), cause efficiente (ce qui réalise concrètement cette essence) et la cause finale (le but, ce vers quoi la chose tend) de notre vie "politique" - au sens grec "polis": la cité, il s'agit de notre vie "publique", sociale.
Amis de la LCR et du PPR, portez vous bien!
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Sémiramis
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Libellés : Politique, Simone Weil
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Sémiramis
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22:40
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Libellés : Ste Rita et moi